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Le sentiment d’abandon : comment s’en sortir ?

Le sentiment d’abandon : comment s’en sortir ?

Être abandonnique, c’est quoi ?

En psychologie clinique, ce que l’on nomme un abandonnique est une personne qui présente un syndrome d’abandon. Cela se manifeste, à l’égard des autres, par un besoin affectif important qui se conjugue à un comportement de rejet de lien. Le syndrome d’abandon fait suite à un traumatisme qui n’a pas été intégré et qui résulte de carences affectives qui ont eu lieu dans la petite enfance.

Quels sont les symptômes de cette peur de l’abandon ?

Dans les faits, les sujets abandonniques cherchent à tout prix le contact. Mais si celui-ci devient trop prêt, alors il le rompt. S’attacher à quelqu’un, c’est prendre le risque de se séparer un jour. La peur n’est pas dans l’attachement à l’autre mais dans celle de se séparer de l’autre. Ce sont des personnes qui sont en demande de relations car celles-ci vont venir nourrir leurs carences affectives. Mais dans le même temps, pour éviter les angoisses d’une éventuelle rupture à venir, les sujets abandonniques seront dans des attitudes qui mettront en échec toutes les relations à l’autre susceptible d’être anxiogènes. Ainsi, ce sont eux qui décident d’entrer en relation à l’autre et surtout quand cette relation doit s’arrêter. C’est pourquoi les êtres qui ont peur d’être abandonnés sont imprévisibles et leurs comportements peuvent paraître incompréhensibles. Ils décident seuls des relations à maintenir ou non, et cela peut se faire par des départs précipités, des refus de communiquer ou de pouvoir expliquer leurs fuites.

Pourquoi la personne qui a peur de l’abandon teste ses liens à l’autre ?

Les angoisses d’abandon font écho à une autre angoisse qui est celle de la solitude. Celle-ci est insupportable. C’est la raison pour laquelle les personnes abandonniques multiplient les relations afin de ne pas rester seules avec elles-mêmes. Lorsque les liens d’affection ne suffisent pas, alors ils rompent les liens et se mettent en quête d’autres relations avec les mêmes objectifs : ne pas rester seul et remplir le vide affectif. Ainsi, pour tenir à distance la menace d’être seul qui est créatrice d’angoisses, les abandonniques cherchent à l’extérieur ce qui est carencé à l’intérieur. D’autres personnes souffrant du syndrome d’abandon pourront agir différemment : elles pourront maintenir des liens même s’ils sont toxiques, préférant être mal accompagnées plutôt que de rester seules. Ce type d’attachement vient révéler une dévalorisation de soi qui révèle une mauvaise estime de soi.

Quel est le lien entre l’angoisse d’abandon et la dévalorisation de soi ?

La question de l’angoisse d’abandon trouve notamment ses origines dans les carences affectives qui ont eu lieu durant l’enfance. Par exemple, un enfant abandonné par un parent rejouera cette scène plus tard auprès d’autres personnes. Ces dernières seront des figures parentales avec lesquelles le sujet abandonnique tentera de résoudre le traumatisme de l’abandon. Les personnes dites abandonniques ont des difficultés non pas à créer du lien mais à les maintenir. Une personnalité abandonnique jouera de séduction pour avoir le plus de relations possibles pour se faire aimer et être valorisée des autres. Le traumatisme de l’abandon engendre une dévalorisation de soi dans la mesure où l’enfant abandonné se considère mauvais. Il reste persuadé d’avoir fait une faute qui a provoqué l’abandon. Dès lors, il est aussi question de culpabilité dans la mesure où l’enfant se sent responsable de cela.

Quelles sont les causes de l’angoisse d’abandon ?

La personne abandonnique s’évertue à tester la qualité de ses liens à l’autre : cela passe par des comportements tournés par le rejet et le mépris. Ce sont des mécanismes défensifs permettant d’évaluer si l’autre restera ou non auprès d’elle. Si l’autre rompt ce lien, alors la personne abandonnique sera satisfaite de ce résultat, persuadée dans son fort intérieur qu’elle ne vaut pas la peine d’être aimé. Ainsi, elle vient vérifier auprès des autres sa vérité :

je ne vaux pas la peine d’être aimé alors il est bon de m’abandonner.

personne abandonnique

Cela engendre chez la personne une incapacité à aimer et à être aimé. Mais il n’y a pas que l’abandon physique pouvant engendrer cela. Il y a aussi l’abandon psychique. Un enfant peut se sentir abandonné en présence de ses parents s’ils ne lui apportent pas les soins nécessaires à son épanouissement. Des parents qui ne viennent pas répondre aux besoins affectifs de l’enfant provoquent chez l’enfant une impression de ne pas être à la hauteur de leur amour. Cela peut se retrouver également à l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur où l’enfant peut avoir le sentiment de ne pas avoir été suffisamment bon pour ses parents, au point que ces derniers donnent naissance à un autre enfant.

Quelles sont les conséquences de l’angoisse d’abandon ?

L’ensemble de ces éléments peut être vécus comme de véritables traumatismes qui viennent agresser la structure psychique du sujet. Une agressivité qui réapparaît sous forme de passage à l’acte dans les liens aux autres. Cela a pour objectif d’évacuer à l’extérieur cette tension insupportable. Mais cela permet également de faire vivre aux autres ce que lui-même à pu ressentir lorsque le sujet abandonnique était enfant. La violence que vit la personne abandonnique est à la fois cause et conséquence d’un traumatisme lié à l’abandon. Une violence tournée vers l’extérieure par le biais d’actes délictueux ou par des addictions. En effet, les drogues ou la bouteille d’alcool peuvent combler un vide et représenter des objets fiables, permanents et qui ne les abandonneront pas.

Comment prendre en charge les angoisses d’abandon ?

Les angoisses sont les lanceurs d’alertes de l’appareil psychique qui se manifestent pour attirer notre attention sur un danger. Mais un danger qui a déjà été vécu et qui a fait trace. L’accompagnement avec un psychologue clinicien consistera donc à retracer les vécus dangereux pour tenter de leur trouver un sens et de les apprivoiser. L’objectif d’une consultation chez un psychologue est d’apaiser les angoisses d’abandon qui ont des conséquences sur la personne et son environnement. Par ailleurs, le travail thérapeutique consiste à aider le sujet à modifier son rapport aux autres en agissant sur ses comportements intempestifs, agressifs, ou ses ruptures avec les autres. La personne abandonnique vient en consultation pour une raison essentielle qui est de s’accepter comme elle est. La rencontre avec un psychologue servira à déterminer les mécanismes de défenses mis en place pour résoudre les angoisses d’abandon : accepter ses parts d’angoisses et de vide permettra de les faire accepter à son entourage.

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