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L'accompagnement professionnel : une approche personnalisée pour aller mieux au travail

En tant qu’individu au travail, les questions auxquelles nous faisons face ne se trouvent pas seulement du côté de l’emploi, de la formation ou du parcours professionnel. Les questionnements peuvent être multiples et conduisent parfois à des difficultés ou à de la souffrance au travail. Quels sont les chemins possibles pour éviter d’en arriver là ?

Les Groupes d'Analyse des Pratiques (GAP) : un partage encadré de situations professionnelles

Un Groupe d’Analyse des Pratiques, autrement appelé Analyse ou étude de cas, Analyse des Pratiques Educatives, Groupe de réflexivité ou encore Groupe d’Analyse des Pratiques entre Pairs, est un groupe constitué soit de professionnels, soit de bénévoles ou encore d’étudiants, et qui se réunit de manière régulière. Ils partagent des situations rencontrées dans le cadre de leur pratique et pour lesquelles les personnes se questionnent. Ce groupe est généralement animé par un-e psychologue. Néanmoins, des formateurs et des sociologues peuvent intervenir.

Pourquoi organiser un Groupe d'Analyse des Pratiques ?

Dans le cadre de nos pratiques professionnelles, il arrive que nous soyons démunis, voire en situation d’impuissance face à des problématiques auxquelles nous pouvons être confrontés. C’est à partir d’une problématique amenée dans le groupe que celui-ci va se mettre au travail. L’objectif est que le groupe, par associativité d’idées, aide le professionnel à développer sa capacité réflexive et à trouver une issue favorable à ce qui le questionne. Le groupe devient alors le réceptacle des ressentis émotionnels qu’il accueille avec bienveillance et respect. Ce rôle de contenance des émotions fédère les équipes et améliore les relations au travail.

Quel est le rôle du psychologue intervenant ?

L’intervenant en analyse des pratiques est un facilitateur de la mise en mouvement d’un travail psychique de compréhension et d’analyse. Il est le garant du respect des règles au sein du groupe. L’une des règles fondamentales des GAP est la confidentialité : ce qui se dit dans le groupe reste dans le groupe. Cette perméabilité permet une liberté de parole et à tout un chacun de se sentir en confiance pour exprimer ses doutes, ses peurs, d’exposer des conflits ou des désaccords entre professionnels. Pour ce dernier point, l’intervenant a la responsabilité de faire respecter la parole des uns et des autres, et de maintenir un environnement suffisamment sécure pour éviter toute forme de “règlement de compte”.  L’agressivité et la colère ont leur place dans un GAP, mais c’est à l’intervenant d’accompagner le groupe à accueillir ses affects souvent liés à de la souffrance au travail. Enfin, l’intervenant doit être en capacité d’apporter des références bibliographiques, scientifiques ou théoriques qui permettent un éclairage et une compréhension de la situation amené par le membre du groupe.

Comment se déroule une séance d'un GAP ?

  1. L’intervenant rappelle le cadre et les règles qui régissent le groupe
  2. Chaque membre du groupe propose une situation selon son désir : il n’y a pas d’obligation. Et le groupe sélectionne une situation. 
  3.  La personne présente la situation au groupe. Ce dernier pose des questions et exprime ce qu’elle a pu identifier de la situation.
  4. L’intervenant régule les échanges, distribue la parole, et propose des pistes de réflexion en lien avec la dynamique transférentielle. 
  5. Si des questions sont restées sans réponse, elles seront reprises lors du prochain groupe.

Il faut néanmoins bien avoir conscience que le groupe d’analyse des pratiques n’est pas un espace décisionnel ou un lieu magique supposé savoir “ce qu’il faut faire ou ne pas faire”.

Comment s'organise un Groupe d'Analyse des Pratiques ?

  • Le nombre de participants : Il n’y a pas de nombre maximum pour constituer un groupe. Cependant, pour permettre à chacun d’apporter une situation,  il est préférable d’éviter les grands groupes. 
  • Le lieu : le groupe peut se rencontrer soit au sein de l’établissement, soit à l’extérieur. 
  • La fréquence des rencontres : elle varie selon la demande des professionnels. En général, le groupe se rencontre régulièrement, une fois par mois, tout au long de l’année. Cela permet d’assurer une cohésion et une permanence du lien dans le groupe.
  • La durée :  elle varie entre une heure trente et deux heures. 
  • Le coût : le tarif des séances d’Analyse des Pratiques est fonction de l’intervenant, en lien avec ses déplacements ou le nombre de participants, par exemple. 
  • Le public visé : initialement proposé aux professionnels des secteurs de santé, éducatif, social et médico-social, certaines entreprises du secteur privé mettent en place des groupes de réflexion afin d’améliorer l’harmonie et la cohésion au sein d’une équipe pour une communication entre professionnels et renforcer leurs objectifs communs. Dans ce cadre-là, on parlera de supervision d’équipe.

Pour la mise en place d’un Groupe d’Analyse des Pratiques à Bourg-en-Bresse et ses environs, vous pouvez me contacter au 06.23.207.307 ou par e-mail.

Les institutions dans lesquelles j'interviens

La supervision professionnelle, en équipe ou en individuel

La supervision est un espace où la ou le salarié.e et le superviseur psychologue cheminent ensemble pour interroger le sens de votre pratique. L’objectif de cette rencontre est d’échanger sur son identité professionnelle. Celle-ci se fonde à travers ses actes, ses postures et sa place au sein d’une équipe. Une identité dont le caractère peut être mis à mal lorsqu’il y a un écart important entre les missions et les moyens pour les réaliser. Lorsque l’écart entre ce qui est demandé et la réalité se creuse alors une certaine souffrance au travail peut apparaître.

Pourquoi avoir recours à une supervision professionnelle ?

La souffrance au travail peut s’exprimer à travers une fatigabilité, un burn-out, une addiction, et peut parfois conduire au suicide. Ainsi, la supervision professionnelle permet une sorte de distanciation, une prise de recul, en abordant les émotions vécues lors d’une situation professionnelle particulièrement difficile. Il s’agira pour le superviseur d’aider le salarié à verbaliser ses ressentis, puis à réfléchir aux compétences et qualités mobilisables pour sortir de cette situation de crise au travail. 

La recherche de mise en sens permet d’analyser les situations d’échec. D’ailleurs, il est important de préciser que l’échec fait partie du travail. C’est en échouant, que nous affûtons notre sens de la curiosité, de la critique et qui nous aide à surmonter cet échec pour trouver la solution. Cependant, nous ne sommes pas tous en capacité de surmonter l’échec, et lorsque la fatigue se fait sentir, nous n’avons pas suffisamment d’énergie pour explorer d’autres pistes. Dès lors, le superviseur est ce guide qui, lorsque vous vous sentez perdu sur un chemin, vous conduira vers d’autres chemins encore inexploités par peur de vous y engager.

 

Comment faire face aux difficultés professionnelles ?

Le superviseur psychologue vous accompagne à la recherche d’une solution, mais il faut d’abord vous aider à assumer le vécu d’impuissance face à cet échec. Un vécu qui peut durer plusieurs jours, et qui vient pénétrer la sphère privée et faire souffrir l’individu, le couple et la famille. Le travail est souffrance et engendre du stress, de l’épuisement, des courbatures, une nervosité, etc. L’ensemble de ses symptômes, malheureusement, ne s’arrête pas sur votre bas de porte ! Ils vous accompagnent et réduisent votre capacité à profiter pleinement de votre privée auprès de votre famille, de vos amis ou de vos animaux préférés : qui par ailleurs sont assez sensibles à nos états-d’âmes. 

Le psychiatre Christophe Dejours nous dit que : “La souffrance pousse le sujet à chercher une solution pour résoudre la souffrance. Travailler c’est continuer à chercher le moyen de réduire les échecs rencontrés dans son activité professionnelle”. Ainsi, la supervision est un outil qui accompagne le professionnel pour qu’il avance, progresse et se sent utile au sein de son entreprise et de son équipe, car la souffrance commence d’abord par un sentiment d’inutilité.

Quelle est la méthode de la supervision professionnelle ?

La méthode de la supervision est la suivante : le superviseur demande à la personne d’amener une situation vécue sur le lieu de travail et qui l’a questionnée. Le superviseur va mettre en lumière les actions à mener et les moyens mis en place pour réaliser cette action. Ensuite il va décrypter les rôles et les fonctions des uns et des autres dans l’organisation du travail. Puis il va dégager les règles et les valeurs propres au groupe telles que la confiance, la solidarité et le partage par exemple. Enfin il proposera des outils et une méthodologie pour vous permettre de résoudre les difficultés rencontrées et vous accompagnera dans leur mise en oeuvre. 

Pour la mise en place d’une supervision professionnelle à Bourg-en-Bresse ou ses environs, vous pouvez me contacter au 06.23.207.307 ou par e-mail.

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