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Nous sommes donc je suis

Nous sommes donc je suis

Tout individu a besoin de l’autre pour se construire et évoluer. Personne ne peut vivre seul. Dès la naissance, chacun  évolue au sein du groupe « famille » puis intègre un groupe «scolaire». Arrive ensuite le groupe «professionnel».

A chaque étape de la vie, d’aucuns ne peut faire l’économie d’intégrer un groupe. Ce dernier répond à des règles et chaque membre s’engage à les respecter au risque de se voir exclu. Tout enfant, depuis la maternelle, doit intégrer un groupe et se faire des copains. Lorsque les parents vont chercher leur enfant à l’école, ils ne lui demandent pas s’il s’est bien amusé seul. En revanche, ils voudront savoir s’il s’est bien amusé avec ses copains. De manière inconsciente, les parents incitent leur enfant à créer des liens. C’est dans le jeu de ces alliances que l’enfant va pouvoir trouver en autrui un appui pour grandir au sein de la société.

Et c’est dès la maternelle que votre enfant se socialise. Il va faire l’expérience de quitter son groupe « famille » pour rejoindre un autre groupe, celui de l’école. Il va tenter de se faire aimer et désirer par ce groupe pour s’y introduire. C’est pourquoi la déception est terrible si l’enfant venait à ne pas trouver de copains pour jouer. Et la tristesse des parents impuissants face à une telle situation sera à la hauteur de la déception de l’enfant.

En tant que parents, on réconforte l’enfant et on lui dit : « ce n’est pas grave, des copains, tu en auras d’autres ». Or, votre enfant veut se faire désirer. Il doit être en capacité de créer des alliances aujourd’hui pour en recréer d’autres demain. Pour ce faire, il est prêt à tout ! Néanmoins, certains enfants renoncent, baissent les bras et préfèrent rester seuls. Alors, ils peuvent devenir une cible idéale pour des groupes mal intentionnés qui, de manière inconsciente, ne supportent pas l’idée qu’un individu ne se plie pas à leurs règles et à leur dictat. Parallèlement, on retrouvera plus tard bien des adultes en situation professionnelle faisant l’objet de harcèlement moral.

Et l’enjeu réside aussi dans le fait que votre enfant veut montrer qu’il est digne d’être aimé par d’autres personnes que ses parents. Pour ce faire, tous les moyens sont bons, tant de la part des parents que de l’enfant. Par exemple, en maternelle, les parents organisent des fêtes surprises et au collège, ce sont les « boums » qui sont à l’honneur. Au lycée, les adolescents ont des codes vestimentaires ou adoptent des comportements nécessaires à l’intégration dans un groupe. Parfois, bien des enfants se mettent en danger pour intégrer une bande. Des phénomènes de groupe peuvent aussi entraîner des jeunes dans la délinquance ou des conduites à risques.

Parce que l’école n’est pas un monde de paix, vos enfants ont besoin de s’armer pour y  survivre. Si l’école est le lieu du savoir, il est aussi celui du savoir-être. Vos enfants apprennent à se positionner dans un groupe et bénéficient du bienfait des alliances. Donc ne minimisez pas le fait que votre enfant n’ait pas de copain. Demandez-lui les raisons pour lesquelles il n’en a pas ou alors pourquoi il préfère être seul. Par ailleurs, même s’il n’a pas de copain aujourd’hui, rien ne dit qu’il n’en aura pas demain. Le forcer à créer des liens ne servirait à rien. Il doit éprouver lui-même le besoin et le désir d’aller vers les autres. Il n’a pas le choix. Cependant, restez vigilant quant à ses fréquentations. Qu’il se socialise, oui… Mais pas à n’importe quel prix !

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