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Les claques peuvent être lourdes de conséquences chez l’enfant

Les claques peuvent être lourdes de conséquences chez l’enfant

Bien des adultes, qu’ils soient parents ou non, affirment qu’ils ont reçu eux même des gifles lorsqu’ils étaient enfants et qu’ils ne sont pas restés traumatisés. Par exemple, l’expression Il y a des paires de claques qui se perdent se banalise et personne ne trouve rien à en redire. Alors, comment comprendre que la gifle inscrite comme un outil éducatif hier soit devenue un châtiment corporel aujourd’hui ?

De sa place, un parent trouve toujours de bonnes raisons pour gifler un enfant : la fatigue ou l’absence de relais par exemple. Il est aussi à noter que le parent subit aussi une certaine forme de pression sociétale. En effet, il est demandé au parent de « tenir » son enfant et de se faire respecter par lui. Ainsi, il n’est pas rare d’observer, dans les endroits publics, des parents contraints d’asseoir leur autorité par la force et d’adopter des sanctions punitives qu’ils n’auraient sans doute pas tenues au domicile familial, et d’entendre ce type d’exclamation : Arrête tes caprices, tout le monde te regarde.

Certes, la gifle ou la fessée peuvent stopper une situation insupportable dans l’immédiateté mais elles ne sont pas efficaces à long terme sur le comportement de l’enfant. Certains professionnels expliquent que ce passage à l’acte est un châtiment corporel. Il n’y a pas si longtemps, d’autres professionnels expliquaient que l’enfant, au stade anal, recherchait le contact de la main de l’adulte sur sa fesse comme zone érogène, zone de plaisir.

Le parent doit affirmer son autorité. Des sanctions autres que corporelles existent. Mais si le pas de la fessée est franchi, l’enfant doit alors entendre les raisons qui ont poussé le parent à mettre cette fessée. L’enjeu n’est pas de montrer qui est le plus fort : l’enfant sait que son parent est puissant et qu’il veille sur lui. L’enfant à besoin de se sentir sécurisé par l’adulte et va chercher par tous les moyens à tester les capacités de celui-ci à pouvoir le cadrer et donc à le rassurer.

Il n’y a aucun plaisir à faire mal à un enfant : la perversité n’a pas sa place dans l’éducation d’un enfant. C’est sans doute en cela que les pro-gifles et les anti-gifles peuvent trouver un point d’accord. Montrer à l’enfant que le châtiment corporel produit un sentiment de plaisir, c’est lui apprendre que pour éprouver du plaisir, il doit l’appliquer à autrui. C’est pourquoi Les parents doivent s’accorder sur un système gradué de sanctions adapté à l’âge de l’enfant allant de la lettre d’excuse à la privation d’argent de poche, de télévision, de sortie, etc… Toute sanction devra être accompagnée d’explication. Il est important que chaque enfant vivant sous le même toit soit soumis aux mêmes sanctions pour éviter toute forme d’injustice.

Par ailleurs, si le sentiment d’épuisement ou d’être débordé tente de vous envahir, n’hésitez pas à chercher du relai auprès de vos proches, qu’ils soient de la famille ou des amis. Enfin, même si la gifle et la fessée sont à proscrire, n’utilisez pas non plus des mots pouvant blesser moralement votre enfant. Souvent, des parents contrariés par leur enfant peuvent lui dire « je ne suis plus ta mère » ou encore « tu n’es plus mon enfant, je ne t’aime plus ». Sachez que ces mots sont aussi douloureux qu’une gifle ou une fessée et reste gravés à jamais chez l’enfant… Et chez l’adulte plus tard.

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